L’homme, l’égo

En cette période particulière de confinement, bon nombre disposent du luxe de rechercher des fautes, des responsabilités, des conclusions hâtives. La critique est si facile quand nous ne sommes que spectateurs de l’inédit. Elle est constructive quand elle propose des ébauches de solutions ou pointe des défaillances à traiter. Elle est déplacée quand elle n’a pour seul objectif que d’alimenter une pensée orientée à desseins et destinée à flatter les égos.

C’est un peu comme les Lego.

Des Légo bien placés et assemblés rendront cohérente la construction finale.

Des Légo mal placés ou déplacés et ce ne sera que désordre, bancal et cacophonie.

Évitons l’égo mal placé. Celui qui alimente la vanité.

Je vous recommande la lecture de la nouvelle « L’écclésiaste vous salue bien! » de Patrice Franceschi dans son recueil « Dernières nouvelles du futur ».

Cela me rappelle aussi un passage du livre « Un hosanna sans fin » de Jean d’Ormesson :

« Vous pouvez devenir un saint, un héros, une crapule, un lâche. Les exemples ne manquent pas.

Vous pouvez gagnez le gros lot – il y a bien quelqu’un pour le gagner – à la loterie de Babylone, découvrir la distance de la Terre à la Lune ou la gravitation universelle, grimper sur l’Everest, descendre au fond des mers, inventer la roue, l’écriture ou le grille-pain, attraper le cancer, le sida, les oreillons, sortir du Plaza ou du Pierre, à New York, les mains dans les poches, rater une marche et vous tuer, être renversé par le 43, à Paris, du côté des Invalides, et finir à Cochin ou à Lariboisière, s’il y a encore de la place.

Vous pouvez – ça s’est vu – faire la révolution, bouleverser les mathématiques, écrire les « Mémoires d’outre-tombe » ou « À la recherche du temps perdu », conquérir l’Asie jusqu’à l’Indus, édifier le Taj Mahal ou le temple d’Abou Simbel, peindre « Le songe de Constantin ».

Oui, vous le pouvez.

Ah! bien sûr, c’est douteux. Parce que rien n’est sûr, rien n’est nécessaire, tout est contingent dans le monde où nous vivons et où règne le temps. Tout y est accidentel, passager, inutile, condamné d’avance par la seule réalité, la seule nécessité à qui rien ni personne n’échappe : la fin, l’oubli, la disparition, la mort. »

Lhomme lego

1 réflexion sur « L’homme, l’égo »

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