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Le monde comme il va

"C'est l'invasion des imbéciles."

Il faut lire…et sans doute commencer par Voltaire et la vision de Babouc dans « Le monde comme il va » !

Non pas lire les réseaux sociaux où imposteur, usurpateur, naïf, frustré, jaloux, inculte, peut écrire sa brève, produire son avis, son interprétation, son délire et être lu, vu, partagé sans commune mesure avec l’anonymat dans lequel il errait jusque là.
Umberto Eco disait, très justement et avant de faire face à des torrents d’insultes :

« Les réseaux sociaux ont donné le droit de parole à des légions d’imbéciles qui, avant, ne parlaient qu’au bar, après un verre de vin et ne causaient aucun tort à la collectivité. On les faisait taire tout de suite alors qu’aujourd’hui ils ont le même droit de parole qu’un prix Nobel. C’est l’invasion des imbéciles. »


Les chaines d’informations vendent de la polémique et du sensationnel, offrent tribune et image à des minorités gâtées dans tous les sens du terme. Les réseaux sociaux exposent gratuitement en vitrine de tout, et surtout du rien, pour mieux commercialiser l’arrière boutique. La tentation est donc bien là, tapie dans l’ombre, de tomber dans la facilité et de prendre pour vérité une information tronquée, biaisée, faussée.

Dans 1984, George Orwell décrit une société totalitaire à l’extrême basée sur l’ignorance, une société où la violence et le mensonge prévalent, où ce que l’on croit est plus important que la vérité, où il est impossible de connaître l’histoire ni même de savoir quelle est la réalité. Notre big brother n’est pas un gouvernement ni une organisation mais bien notre emploi dévoyé d’internet.


Le monde va comme il va. Il va mieux qu’auparavant, clairement mieux. Qu’en sera-t-til demain?


Pour sortir de ce marasme, il reste qu’il faut lire livres et journaux où la pensée est étayée, diversifiée, confrontée.


Bref, s’asseoir, prendre le temps et réfléchir ! Ne serait-ce pas le plus fatiguant, finalement?

1 comment on “Le monde comme il va

  1. Michel S

    A vrai dire, être acteur de notre vie vaut mieux qu’être spectateur. Agir pour comprendre ne reste finalement qu’un trésor réservé aux assoiffés de la vie. Ta tribune ressemble à cette fin de poème de William Henley que Mandela, dans sa geôle, n’a cessé de réciter durant 27 ans: « je suis le capitaine de mon âme ».

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