« Le monde est un mystère à explorer, et non un problème à résoudre. »
Le Monde de Sophie de Jostein Gaarder
En 2025, le « monde de Sofia » part pour 7 nouvelles aventures à suivre quotidiennement sur mes réseaux sociaux ou par mail chaque mois impairs : la définition du petit Olivier illustré chaque dimanche pour compléter les 46 de la précédente édition du « Monde de Sofia »; le lundi « si l’un dit, l’autre dit »; mardi sera le jour du volatile qui en a marre et qui se marre; mercredi celui de la mer et eaux de là; jeudi parce que je dis que ça déchire ou l’art de rien; vendredi sera le moment du naufragé de l’espace échoué sur notre monde et samedi parce ça me dit bien de tomber dans le panneau. Voici la suite de la 3ème édition.
Textes et photos de ma production. Bonne découverte !

Animal cabossé par le vie et donc parfois devenu désagréable d’où l’expression « Mais quel chameau ! » Les bosses sont pleines de graisses et ne servent pas uniquement de confortable assise pour les touristes. Ne jouons pas sur les mots, le petit du chameau est le chamelon et ne fait pas miaou en prenant la grosse tête.

Si lundi c’est burger, l’autre dit avoir acheté de quoi faire un sandwich.

« J’en ai marre » dit le volatile, « autant suspendre ton vol »

M’engager sur cette voie maritime
Sans tomber dans le panneau ?
J’avais besoin d’un bon tuyau
Et aucun grain de sable dans la machine.

L’usure du temps avait une carte à jouer mais fut mis à l’index.

Je signale à mon haut-commandement, qui m’oublie sur cette planète, qu’un résident de la planète Panda a certainement dû également échoué ici bas. Les terriens disent que le Panda semble triste. Comment ne pas l’être quand on est oublié des siens ?


Alors que le Canada était en chantier, les grues sont arrivées. L’oiseau est un migrant, terme qui, pour beaucoup trop, signifie qu’il soit de mauvais augure. Il fallait faire le pied de grue pour voir les grues se déployer avec élégance et fragilité.

Si l’un dit « paire de 8 », l’autre dit « couleur à carreau »!

« J’en ai marre », dit le volatile, « Ma vie ne tient qu’à un fil ! »

Du pêcheur au vraquier,
Du navire de guerre au paquebot,
Du transrade au voilier,
Archimede n’aura pas été sot !

Et si les déchirures cachaient une larme ?

J’ai tenté à nouveau de leur demander un moyen de décoller de leur caillou. Sans doute ai je dû montrer à un grand enfant mon dessin représentant une fusée sur son pas de tir (seule trouvaille qu’ils aient imaginée). Il faut dire que cette espèce très limitée ne communique qu’avec des signes ou des sons. Ce qui nous limite beaucoup pour les comprendre.


À ne pas confondre avec le wapiti, l’orignal et autre biche car il existe presqu’autant d’espèces de Cervidés que d’états d’Amérique. Le cerf se sert en met toute l’année mais pas en dessert. Parfois entendons-nous le cerf bramer : « Ma biche, moi en faon ? Allez je vais prendre l’here. »

Si l’un dit voir la vie en nuances de rose, l’autre dit être dans le bleu en demi teinte.

« J’en ai marre », dit le volatile, « je ne suis pas un ramier ! j’en ai ramé pour sortir de cette ramure. »

Quelle trace laissera-t-il ainsi ?
Marquera-t-il le temps de son empreinte
Qu’une marée haute effacera sans soucis ?
À défaut du pied marin, il l’a aérien !

J’avais devant moi un mur de glace.

Depuis quelques années, cette espèce a développé un outil lui permettant de regarder la vie sur un petit écran. Elle le faisait déjà pour scruter le ciel à notre recherche. Faut-il penser là qu’elle cherche un nouveau sens à son existence ?


Le carcajou est un glouton mais également un super-héros beau gosse armé de griffes dans sa version américaine. Le fameux wolverine ! Le carcajou aime peut être manger des noix de cajou dans les cars mais cela reste du domaine du jeux de mot raté.

Si l’un dit « petit arbre en pot blanc », l’autre dit « moi, j’ai en vert »

« J’en ai marre », dit le volatile, « quand je plane, je suis l’ombre de moi-même »

Prisonnier de ses pensées,
Enchainé à ses rêves,
Mis au banc d’un évadé
Ou simple repos de l’ouvrier.

Cela semble être une déchirure musculaire.

Mon haut commandement comprendra sans doute qu’il est grand temps de m’extraire tant mon discernement est altéré : j’ai cru voir là la pointe de leur technologie. Tel un phare qui éclaire la nuit, cette structure illumine leur ciel rappelant ainsi qu’ils se prennent pour des lumières.


Bien que ressemblant et même s’il le singe, le Gelada n’a pas une face de babouin. Lorsque le primate a faim, gare aux gorilles car il s’écrit alors « J’ai la dalle ! ».

Si l’un dit de ne pas stationner, l’autre dit ne pas vouloir s’arrêter.

« J’en ai marre » dit le volatile, « je touche le fond »

Une langue de terre et de rochers
Suffit aux bonheurs de naufragés,
De jeunes adeptes de la plongée
Et des mouettes qui ont pieds.

Les yeux sont parfois rivés vers des mondes inatteignables.

À la recherche d’un vaisseau pour m’extraire de cette planète qui ne tourne pas bien rond, je suis tombé sur cet engin. Dois je en déduire qu’un Alien aux multiples yeux a également échoué ici bas ou que cette espèce perd progressivement la vue ? En attendant, ce n’est pas avec ce scaphandre que je vais m’échapper !


Lorsqu’il fut confondu avec le lama, l’animal alpaga l’observateur pour sa méprise et lui cracha dessus. Malgré sa laine, quand l’alpaga a froid, il meule.

Si l’un dit que le vin rouge est interdit, l’autre dit qu’il est vain d’interdire le rouge.

« J’en ai marre » dit le volatile, « 3 contre 1 que je parte avant vous ! »

Le soleil donne la banane,
Ou la pêche si vous préférez.
Même si ici, pour lever une prise, ricane !
Il faudra que monte la marée.

Chanson dans le vent.

Ce monde est déconcertant au possible. Ils sont capables de faire un dessin enfantin pour représenter ce qu’ils ont trouvé de plus simple pour s’entretuer! À moins que cela ne soit qu’un enfant jouant au boomerang. J’avoue perdre mon sens critique et mes rapports à mon haut commandement doit s’en ressentir vu le silence en retour.


Vous avez le droit de vous tromper avec celle du Canada mais la grue Demoiselle n’aime pas attendre non plus. Il existe nombre de grues : Maux, Tage, Tier. Mais quelle grue ôter ! Citons la grue Yere et ce sera tout pour aujourd’hui.

Si l’un dit d’aller se mettre à couvert, l’autre dit se découvrir.

« J’en ai marre » dit le volatile « on va encore nous prendre pour les Dalton ! »

Quand le vent gonfle les voiles,
Et risque d’emporter la toile,
Courir contre lui est courageux
Mais tu prendras du sable dans les yeux !

Un regard photographique est aussi un point de vue.

Cette espèce semble vouer une admiration sans borne à la beauté féminine mais moins à son intelligence pourtant remarquable. J’observe que certains placent le féminin sous verre quand d’autres veulent briser la glace. Drôle d’espèce qui prête plus d’importance à l’apparence qu’au reste.


Si certains portent un bouc et d’autres sont des chèvres, personne ne s’est encore encombré du bouquetin. L’animal peut se donner en cadeau quand l’amoureux est à court d’idées et que ses potes lui crient : « Offre un bouquet tin !!!». Chantonnez enfin que son petit est le cabri. C’est fini !

Si l’un dit que le secteur est bétonné, l’autre apporte sa touche de verdure.

« J’en ai marre » dit le volatile « je suis sur une mauvaise pente ».

Quelle drôle d’idée que d’enfermer l’océan !
La vertu se veut bien pédagogique.
Mais ne serait-ce pas un simple faux semblant
Que de regarder ainsi ce monde nautique ?

Ce devait être toute une histoire !

J’en ai maintenant la certitude : cette espèce est aveugle au point de chercher la lumière dans l’obscurité. Ils ont du mal à regarder leur passé, ne voient pas arriver les dangers à venir et ferment souvent les yeux sur les difficultés du présent.
Parfois, je me dis que mon haut commandement est lui aussi devenu aveugle à mes signaux de détresse pour m’abandonner sur ce monde de malvoyants !


Voilà un animal dont l’allure prête peu au rapprochement mais plutôt à la guerre froide. Bien que dit futé, sa tête orne parfois les demeures de campagne. Le bison-ours n’aura jamais été aperçu, l’attendrissant bisoun-ours oui.

Si l’un dit « voici une stèle », l’autre dit « voilà du style ».

« J’en ai marre » dit le volatile « la prochaine fois je prendrai un coupe fil ! »

Qu’il est plaisant pour un cétacé
De pouvoir jouer à cache-cache
Avec des touristes agglutinés
À scruter le moindre panache !
