« Il y avait longtemps déjà qu’il trouvait son bonheur dans un monde né de sa propre imagination »
Le Monde selon Garp de John Irving
En 2025, le « monde de Sofia » part pour 7 nouvelles aventures à suivre quotidiennement sur mes réseaux sociaux ou par mail chaque mois impairs : la définition du petit Olivier illustré chaque dimanche pour compléter les 46 de la précédente édition du « Monde de Sofia »; le lundi « si l’un dit, l’autre dit »; mardi sera le jour du volatile qui en a marre et qui se marre; mercredi celui de la mer et eaux de là; jeudi parce que je dis que ça déchire ou l’art de rien; vendredi sera le moment du naufragé de l’espace échoué sur notre monde et samedi parce ça me dit bien de tomber dans le panneau. Voici la suite de la 3ème édition.
Textes et photos de ma production. Bonne découverte !

Ce devait être l’œuvre d’un penseur.

Au hasard d’une balade nocturne, j’ai découvert un espace où cette espèce peut à loisir s’asseoir pour contempler le cosmos. Les chaises étaient toutes vides. Nombre de raisons à cela mais leur nombrilisme est une bonne option. Je me suis donc assis espérant en vain voir un signal de mon haut-commandement.


Si le jars dit nier, l’oie, elle, se prend au jeu. Le jars est à l’oie ce que la joie est à l’art, un couple à domestiquer.
L’animal est peu musical et nous éviterons donc d’évoquer Jean-Michel.

Si l’un dit que les palmiers sont en bord de plage, l’autre dit que le sable a servi à faire du béton.

« J’en ai marre » dit le volatile « je vais péter un câble »

Comme l’indique l’affiche : attention à la marche !
Elle est haute mais la mer est basse.
De la porte ouverte ou du pick up sans bâche,
Voici que le temps passe.

Voilà une tête qui ne manque pas de selle.

Ce monde est fait de confusions, de méprises, d’enchevêtrements. Il est d’ailleurs remarquable qu’un équilibre fragile s’instaure parfois sans que cette espèce en soit pour quelque chose.


Ce parcours sur le pourtour des vautours vaut le détour. Oiseau nécrophage, il ne lit pourtant pas les rubriques décès des canards locaux mais en mange les cadavres. On affuble les jaloux et profiteurs du nom de ce volatile qui en a marre d’être ainsi comparé. Autrefois appelé griffon, il est ainsi devenu dans l’imaginaire féerique et fantastique.

Si l’un dit qu’il faut être vert malade pour entrer là, l’autre dit avoir des bleus à soigner.

« J’en ai marre » dit le volatile « je vois que nous ne sommes pas sur la même ligne »

Voilà un individu dans le vent !
Il regarde l’horizon de son œil artificiel.
Les vagues, les nuances de bleu, le ciel
L’Impressionnent numériquement.

Il n’y a pas que les cheveux et les fesses qui ont une raie au milieu.

Cette espèce se blottit dans l’idée que leur planète bleue le restera à jamais. Que mon haut-commandement daigne se rapprocher de la surface pour se rendre compte que leurs eaux ne sont pas toujours aussi jolies à regarder. En même temps, j’en profiterai ainsi pour m’extraire.


Cette espèce dite domestique n’en reste pas moins recouverte de poils sauvages. Ce n’est pas un cas d’espèce mais le cas Yack n’aime pas l’eau. Ne pas confondre avec le Yack à faucon, espèce très exigeante qui se considère entouré par des vrais.

Si l’un dit attendre la montée des marches à Cannes, l’autre dit les descendre sans canne.

« J’en ai marre » dit le volatile « on m’a mis au coin ».

Un crépuscule naissant,
Quelques passants,
Des bateaux à quai,
Un moment de sérénité ?

Libertés? Fiertés ? Désertés? Déchiré…

Même si mon haut-commandement dispose déjà de cette vision, encore que son silence me fasse douter qu’il regarde cette planète, je signale que cette espèce achemine une immense partie de son approvisionnement par des voies aqueuses. C’est pragmatique mais pourquoi n’imaginent-ils pas mieux ?


Bien que dénommé également aigle des mers, le pygargue est surtout un emblème. L’étymologie grec indique qu’il a le cul blanc ce qui interpelle ou pas s’agissant de l’étendard d’une grande puissance outre atlantique.

Si l’un dit qu’un coin apparaît, l’autre dit qu’il va disparaître.

« J’en ai marre » dit le volatile « je vais être dans le noir complet. »

La silhouette du jeune pêcheur
Sur son piédestal au soleil couchant
Marque-t-elle le début des malheurs
Pour le rouget, la dorade et le serran ?

Il y a des ruptures franches et des séparations déchirantes.

Je vous parlai dans mon dernier rapport de leur moyen d’approvisionnement par voies aqueuses. Voici les routes gazeuses de leur transport de personnes. Il leur reste visiblement encore des zones à explorer qui semblent moins les intéresser.


De là à lui faire un gros câlin, il y a un fossé de la taille d’un fleuve à franchir avant. La tigresse de l’amour peut se montrer violente avec son mâle qui aime ronquer tranquille à l’ombre des arbres. Mettre un tigre de l’amour dans son moteur, c’est rouler avec bienveillance.

Si l’un dit s’éclipser par la porte, l’autre dit rester dans l’ombre.

« J’en ai marre » dit le volatile « j’ai les fils qui se touchent »

La voyez-vous cette silhouette qui va partir ?
Il découvrira d’autres horizons,
Reviendra un jour à la maison.
A droite sur le muret, le petit oiseau va sortir !

La paresse apparaît en coin.

Au détour d’une exploration, j’ai découvert un espace où les insectes, pourtant piétinés par les autres espèces, n’ont pas le cafard. J’ai cru un moment qu’il s’agissait d’un peuple de notre cosmos abandonné sur ce caillou et noyant son chagrin dans la fête mais il semble que non.


Que dire de ce primate à peine moins évolué que nous. Nous descendons de lui et donc ainsi de notre piédestal. Nombre d’humains singe encore ses manières que ce soit pour rire et jouer que pour chercher des poux aux autres.

Si l’un dit qu’il y a 50 nuances de gris, l’autre dit qu’il y a 76 nuances de bleu.

« J’en ai marre » dit le volatile « j’aimerai enfiler des perles ».

La marée basse laisse des traces.
Des rivières se forment pour la joie des petits,
Pas assez profondes pour la brasse
Mais bien assez pour patauger à l’envie.

Même un monde de requins peut présenter des déchirures.

J’aurai pu penser là qu’il s’agissait de la direction de notre galaxie mais il semble que cela ne soit qu’une symbolique de connexion avec le ciel. Peut être un jour un bipède de cette planète aura-t-il remarqué notre présence dans son ciel. Soit dit en passant, j’aimerai bien détecter la présence de la mission de sauvetage à mon tour !


Le panda roux est bien différent du panda de Chine. En anglais, Firefox est très recherché. Adepte d’art martiaux, le panda roux fait du Kung fu. Très zen, le panda roux pendit tel le pendule qui roule puis pris le temps du repos immobile.

Si l’un dit sentir la courbure, l’autre dit marcher avec droiture.

« J’en ai marre » dit le volatile « je m’en vais, je ne capte rien »

Le ciel se couvre, l’orage arrivera un jour.
Et pourtant l’arc en ciel est déjà là.
La mouette est perturbée de voir cela.
La météo serait-elle détraquée pour toujours ?

Égratignures rouges sans traces de sang.

Cette espèce aime décidément rouler des mécaniques comme s’il suffisait de paraître fort pour l’être vraiment. Voilà qui présage mal du jour où nous leur dirons la vérité quant à leur place dans l’histoire du cosmos. En parlant d’histoire, j’aimerai vraiment entendre celle de ma mission de sauvetage.


Si la version peluche aime les câlins, celle du grizzli n’est pas du matin. Le nounours se mange mais pas s’il est mal léché. Être un ours c’est au mieux vouloir ne pas être dérangé par l’autre, au pire être volontairement de mauvaise humeur. En cela l’homme n’envie rien à l’ours.

Si l’un dit avancer automatiquement, l’autre dit s’arrêter volontairement.

« J’en ai marre » dit le volatile « je n’aime pas ce programme »

Sur la plage pour les enfants,
Lorsque la pénombre tombe
La lune ressemble à des ballons de jeu.
Vivement le matin qu’on tape dedans !

Les déchirures nous mettent dans le rouge.

Si la mission qui doit me porter secours aperçoit cet engin à proximité, n’ayez aucune inquiétude quant à sa dangerosité ! Il s’agit de la manière dont se déplace dans le vide sidéral l’espèce la plus intelligente du cosmos. Du moins de son point de vue.


Certes il faut avoir l’œil pour voir ce lynx roux en noir et blanc. En l’occurrence l’animal n’a pas une vue au-dessus de la normale et ne voit pas le rouge contrairement à vous qui trouvez cette définition un peu fatigante à lire. De là à en bailler ! 22 pts au Scrabble en 4 lettres, le lynx félin possible !

Si l’un dit être immobile, l’autre dit que c’est bien la fin du marché.
