« Le bonheur est un état d’esprit. Si vous voulez être heureux, soyez-le. »
Le Meilleur des mondes d’Aldous Huxley
En 2025, le « monde de Sofia » part pour 7 nouvelles aventures à suivre quotidiennement sur mes réseaux sociaux ou par mail chaque mois impairs : la définition du petit Olivier illustré chaque dimanche pour compléter les 46 de la précédente édition du « Monde de Sofia »; le lundi « si l’un dit, l’autre dit »; mardi sera le jour du volatile qui en a marre et qui se marre; mercredi celui de la mer et eaux de là; jeudi parce que je dis que ça déchire ou l’art de rien; vendredi sera le moment du naufragé de l’espace échoué sur notre monde et samedi parce ça me dit bien de tomber dans le panneau. Voici la suite de la 3ème édition.

« J’en ai marre » dit le volatile « nous sommes au bord du précipice ! »

Entendez-vous ce vacarme ?
Celui des morts du monde du silence.
Ces vies données pour la France,
Pour le succès de ses armes.

Fragments de vies.

À mon haut-commandement, je vous transfère cette photo prise d’une lune avant d’échouer sur le caillou bleu au loin. Oui, vous ne rêvez pas. Je n’étais donc pas seul à cet instant là ! En revanche, maintenant oui et vous me le faites bien sentir.


Soyons clair : le chien de prairie n’aboie pas et ne mange pas de croquettes. En somme le chien de prairie a certes du chien ainsi juché sur ses pattes arrières mais ce n’est pas un chien. S’il fait le beau, ce n’est pas pour mendier une friandise mais pour observer la menace alentours.

Si l’un dit obstacle sur le chemin, l’autre dit le passer.

« j’en ai marre » dit le volatile, « j’ai une idée dans le coin de la tête ».

Le marin est concentré.
Il réfléchit aux différentes options :
Prendre la mer ou poser son baluchon.
L’homme est penché sur son dossier.

Le silence des lambeaux.

À l’échelle de leur histoire, voler dans leur atmosphère avec ce type d’engin est très récent. Je ne doute donc pas qu’ils n’aient jamais imaginé comment j’ai pu atterrir sur leur planète. Je n’ai donc pas pu être détecté. En revanche, bien que suivi en permanence par mon haut commandement, je m’étonne qu’aucune mission de sauvetage ne soit envoyée.


La légende dit que Hiron, Morta et Frica se rencontrèrent au premier jour du printemps. Ils semèrent à la folie jusqu’au jour où Morta et Frica furent réduites en chair à saucisse. Hiron eut le temps de s’enfuir à tire d’ailes. Depuis, l’on dit que l’hirondelle ne fait pas le printemps.

Si l’un dit reflet, l’autre dit défilé !

« J’en ai marre », dit le volatile « j’aimerai prendre de la hauteur mais on m’en empêche »

Elles attendent le retour de leurs marins
Elles parlent de la vie et de la faim
Du pays et de leur quotidien
Des voyages et des lendemains.

Quand les déchirures laissent des traces de sang.

Leur monde part en éclats. Les érudits sont cloués aux piloris. Les abrutis sont élevés au rang de génie.
Ce que nous avions déjà observé dans leur passé, revient plus fort encore dans leur monde accéléré : leur crasse bêtise ou plutôt celle, nombriliste, d’un petit nombre possédant les pouvoirs. À mon haut commandement, qu’attendez vous pour les amener sur une trajectoire plus prospère ? Si ce n’est pas le plan, y en a-t-il un me concernant ?


Si je vous affirme que sur cette photo en noir et blanc il s’agit d’une sarcelle à ailes bleues, vous me direz que mon canard et moi pouvons allez aux wc! Certes mais c’est ce que j’ai à vous vendre sur ce canard eBay dirions nous en Indochine. Voilà ainsi une définition très volatile de cette sarcelle du Canada et non du Val d’Oise…oh !

Si l’un dit que l’arbre a un œil, l’autre dit qu’il ouvre le bon pour marcher.

« J’en ai marre » dit le volatile, « Quelle agitation à la frontière! »

Droit devant la mer du Nord.
Au premier plan les pavés.
Puis une terrasse ensablée.
Le tout en une symétrie de tout bord.

En faire tout un monde !

Cette espèce garde une étrange adoration pour un certain nombre de personnages qui, de notre point de vue extraterrestre, n’auront pas fait que le bien sur ce caillou. Sans vouloir me tresser une couronne de laurier, je signale à mes chefs mon opiniâtreté a resté concentré sur la tâche assignée : observer ce monde.


Une légende dit que la crevette noire est un être maléfique qui ne voit pas la vie en rose. La crevette ressent la douleur ce qui explique qu’un homme musclé comme une crevette soit parfois craintif.

Si l’un dit prendre un cliché, l’autre ne voudrait pas tomber dedans.

« J’en ai marre » dit le volatile, « je vais encore me faire une ligne ! »

Tel le crabe, il use de sa pince.
Il saisit ses proies, les coince.
Elles n’ont pas été prises dans les mailles du filet
Il peut donc à loisir les chassées.

Être en haut de l’affiche

« Comme sur des roulettes » dit parfois cette espèce pour signifier que tout va bien. En l’occurrence, preuve ici que tout n’est pas aussi rose et que la grisaille est bien présente. J’en profite pour rappeler à mes supérieurs que depuis que je me suis écrasé ici cela va pas comme sur des roulettes de mon côté.


Contrairement à l’ombrelle et son ombre ou la poutre et la poutrelle, la pétrel n’a pas de lien directe avec un pet. L’ « r » lui manque même si elle vole dedans.

Si lundi c’est lèche vitrine, l’autre dit être habillée pour l’hiver.

« J’en ai marre », dit le volatile, « c’est le chassé croisé des vacances »

L’un s’est mis au vert,
L’autre est ton sur thon.
Tout deux pensent à leur mer,
Et à ce qu’il y a au-delà de l’horizon.

Rogner les bords, les ronger et finir par les ignorer.

J’ai répondu à un individu curieux de ma quête d’évasion que j’étais un naufragé. Il m’a alors parlé de mer, de bateau, de tempête, de radeau, de faim et de peur. J’osai lui demander ce qu’il advenait de naufragés de l’espace et sans hésiter il me répondit dit que le terme « mort » était plus approprié. Me voilà en position d’exception, de miracle, de fable ! Ça tombe bien car ils en raffolent.


La tortue serpentine mange de tout et parfois ses propres œufs. Sa grande taille prête peu à devenir une tendre et gentille tortue de petit jardin. Le reptile semble en effet sérieux et peu amical. Il faut dire qu’elle en a vu passé des moments difficiles depuis des millions d’années qu’elle existe.

Si l’un dit avoir pieds et poings liés, l’autre dit être fou à lier.

« J’en ai marre » dit le volatile, « le ciel va nous tomber sur la tête »

Il étire le cadre pour être dans l’image.
Si l’élastique romps, le contour sera flou.
S’il tient, il sera en plan large.
Ce qu’on peut écrire comme bêtises c’est fou !

Ah cétacé en concert !

En observant quelques espèces volantes, j’ai remarqué qu’elles se posaient sur des branches d’arbre et déféquaient sur les objets en dessous. Non pas que leur volonté cachait une vengeance mais simplement une envie de soulagement.
Curieux monde où chacun tend à déverser ses déjections sur les autres.


Il y aurait tant à dire sur ce poisson que je risquerai de tomber dans des lieux communs à défaut d’un lieu Colin. Le lieu jaune a un ventre jaune alors que le lieu noir a un ventre blanc. Voila qui est curieux et nous sommes bien à mille lieux d’en imaginer les raisons.

Si lundi la terrasse est vide, l’autre dit que son ventre est plein.

« J’en ai marre », dit le volatile, « mon fil n’est plus d’actualité ! »

Il court après les mouettes,
Le nez dans les embruns.
Elles volent en veillant bien
D’être à la sauvette.

La saison olympique était une symphonie qui déchire !

Que mon haut commandement s’inspire de ces deux humains qui attendent avec impatience la sortie d’avion de leur proche. Certes, me concernant ce fut une sortie de piste mais je rêve parfois que mes supérieurs attendent ainsi mon retour.


Coléoptère, bousier, hanneton, lucane mais au final c’est qui ? Cétoine. Les oiseaux et petits rongeurs raffolent de cet insecte à l’état de larve. Nous la trouvons facilement dans les monastères car cétoines et ces moines cohabitent très bien.

Si l’un dit m’inciter à voyager, l’autre dit maintenir une belle image.

« J’en ai marre » dit le volatile, « haies merde ! ».

Partir un jour en voyage,
Quitter de vue le rivage,
Laisser derrière les mouettes,
Et ne leur laisser que des miettes.

L’hypoténuse, déchirure cérébrale de nombreux élèves !

Dire que je ne perçois aucune éclaircie dans mon extraction de cette planète est un euphémisme. Je vais finir par prendre racine ! Il y a tout de même des instants de splendeur lorsque la nature est illuminée par leur soleil couchant.


Voilà un insecte d’apparence délicate mais qui s’avère être un redoutable prédateur car en effet, ses malheureuses victimes le prennent pour une jolie fleur. Malgré ce mimétisme, sa vie est très courte. Sachez que le mâle est deux fois plus petit que la femelle et qu’après l’accouplement, il s’empresse de fuir pour éviter de se faire dévorer. Voilà une bien dangereuse amante !
