« Le bonheur est souvent une question de perspective. »
Le monde comme il va de Voltaire
En 2025, le « monde de Sofia » est parti pour 7 nouvelles aventures à suivre quotidiennement sur mes réseaux sociaux ou par mail chaque mois impairs : la définition du petit Olivier illustré chaque dimanche pour compléter les 46 de la précédente édition du « Monde de Sofia » ; le lundi « si l’un dit, l’autre dit » ; mardi sera le jour du volatile qui en a marre et qui se marre ; mercredi celui de la mer et eaux de là ; jeudi parce que je dis que ça déchire ou l’art de rien ; vendredi sera le moment du naufragé de l’espace échoué sur notre monde et samedi parce ça me dit bien de tomber dans le panneau.
Voici la fin de cette 3ème édition.


Voilà un insecte des plus communs à rencontrer et pourtant, comme nombre d’entre eux, des plus invisibles à notre curiosité. Le Grand Capricorne ne vit pas sous un tropique ni dans une constellation mais bien dans nos contrées tempérées. Il se nourrit d’arbre ce qui, écrit ainsi, laisserait penser que nous avons à faire à un géant imaginaire. Le Grand Capricorne en somme !

Si lundi est arrivé, l’autre dit être Zorro.

« J’en ai marre » dit le volatile « Satané fil à la patte ! »

Entre mer et pierres, une bande de sable blond.
Baigneurs et vacanciers profitent de cette torpeur.
Crevettes et coquillages désespèrent pour de bon
Que la marée redescende déjà à cette heure.

Les pirates sont magiques !

Je finissais par croire que cette espèce canine figurait au rang de lointain homologue explorateur. Mais non impossible ! Sauf à penser qu’elle ait acceptée de tomber aussi bas dans la solitude et le ridicule. Du reste, quand il s’agit de réclamer une mission de sauvetage, tout devient possible !


Ce parasite cause bien des effets auquel il ajoute toute sa famille. Le quantique, et non le magnétique, qui peut être à plusieurs endroits à la fois tant que vous ne l’avez pas trouvé. Le mutique très différent du frénétique. Le phonétique, le romantique, le dramatique et le poétique provoquent l’acoustique. Le caustique qui ne fait pas bouger les zygomatiques. Le tique n’aime pas celui qui décortique le squelettique et le rachitique. Le logistique aime la boutique et l’astique ! L’antique, le mystique, le rustique et le moustique ne sont pas identiques. Il a y aussi les fantastiques et galactiques de la branche des lunatiques.
Il y a la problématique, le chaotique, le prophétique, le pragmatique et l’authentique qui ne sont pas des politiques.
Avec le tique et l’artistique tout est question de sémantique !

Si l’un dit être ébloui, l’autre dit être émue.

« J’en ai marre » dit le volatile « Il faut vraiment que je prenne de la hauteur. »

L’insouciance d’un moment de répit
Là où d’autres passèrent de vie à trépas.
Le temps, le sable, les vagues effacent leurs pas.
Et nous, qu’avons nous appris ?

Avoir bon pied bon œil ?

Que mon haut commandement me comprenne : pour me sauver sans votre assistance, il me faut trouver des traces de nos précédentes visites. J’ai ainsi trouvé une reconstitution des hommes d’autrefois. Il semble que nous ne leur avons laissé aucun souvenir de leur véritable origine. Je crains qu’il ne soit trop tard pour leur avouer !


Cet arthropode n’aime pas jouer les stars car il est aveuglé par la lumière. La scolopendre est hermaphrodite et elle verrait devant comme derrière. Mais alors où sont ces fesses ?
Ce myriapode à l’allure peu engageante chasse pourtant les blattes et punaises de lit. Voila qu’elle en deviendrait presque sympathique !

Si l’un dit être camouflé, l’autre dit être aussi camouflée !

« J’en ai marre » dit le volatile « Mais où ai je la tête ? »

Toutes voiles dehors,
Sur la mer jolie,
Les régatiers espèrent l’or
Et un peu d’argent aussi.

Lire des lettres de déchirures.

À la recherche d’une solution pour m’extraire de cette bourgade du fin fonds de cette galaxie, je suis tombé sur cette tête pendouillante. Faut-il croire à la maladresse de la personne qui leur coupe cette étrange filasse qui orne leur crâne ? Ou est-ce là la tête de la dite personne qui n’est entouré que de crâne d’œuf ? C’est à en perdre la tête effectivement ! Faut vraiment que je m’extrais de ce monde.


Appelée Spongieuse à l’état de larve, ce Bombyx est aussi ici dénommé le Disparate tant mâle et femelle sont différents. Ne pas confondre avec le bombyx du mûrier ou ver à soie. Nul besoin de verres à lui pour que le mâle disparate vole en zigzag. Pourtant la femelle, incapable de voler, ne peut suivre. Étonnante nature !

Si l’un dit en avoir plein les chevilles, l’autre dit ne pas en arriver à la hauteur.

« J’en ai marre », dit le volatile « Un haut-placé nous tourne le dos »

Se jouer du vent,
Flirter avec les vagues,
Regarder le classement,
Manœuvrer au grand largue.

Sans voir, difficile de naviguer à vue.

Si mon haut-commandement pense que je vais attendre là, sagement, la mission de sauvetage, il fait faux tunnel de verre cosmique ! Et puis franchement, vous pensez vraiment que cet engin que je n’identifie pas puisse servir à quelque chose ?


L’orthoptère est orthognate, ectognathe, exoptérygote, hémimétabole et doté d’un ovipositeur. La prochaine fois que vous observerez avec curiosité une sauterelle, un grillon ou un criquet, pensez donc à ces caractéristiques et ne sautez pas les pages du dictionnaire !

Si l’un dit que chacun tourne le dos, l’autre dit qu’il faut regarder derrière.

« J’en ai marre » dit le volatile, « Qui tire les ficelles ? »

Entre l’immensité des particules salées,
Et le montagneux, massif et minéral,
Voyez ici une multitude de matières agglomérées :
Grise, composite, chimique, dangereuse, fécale.

Quand le mal se prend pour le bien, il nous donne bien du mal à comprendre.

En voyant ce curieux dispositif, je me suis demandé s’il s’agissait là d’un piège à planète ou, du moins, en version réduite. C’est avec gravité que je leur recommande de ne pas tenter de retenir des mondes ainsi. Qu’elle fut alors ma surprise de comprendre qu’il s’agissait là d’un moyen de s’élever. Voilà qui ne remplacera pas mon vaisseau cassé !


Puisqu’il serait radin de garder le hérisson dans sa poche, partageons ainsi cette définition. Voilà un animal au demeurant fragile mais pourtant si douloureux au toucher. L’un de ses prédateurs est le pneu. Si le hérisson se met en boule, le pneu se met en couronne et gagne la partie. De là à penser que la couronne l’emporte sur les boules !

Si l’un dit être bien calé, l’autre dit être sur cales.

« J’en ai marre », dit le volatile, « Je vais te voler dans les plumes ! »

Comme le remorqueur en attente d’un maladroit
Qui a besoin d’aide pour manœuvrer,
Il faut savoir parfois lever le doigt
Pour espérer être aidé.

En bas l’abri souterrain, en haut le ciel bleu, chacun croit en son étoile.

J’ai découvert un spécimen qui regardait des affiches usées par le temps. Il racontait qu’il voyait là les manifestations des déchirures qui hantent son espèce. Il y en a tout de même qui mériteraient d’être des extraterrestres ou des terrestres extras !


Voilà un couteau qui ne peut être suisse! En effet le couteau est un coquillage de mer. Un peu de sel dans sa vie et le bivalve se montre au grand jour. Un vrai manche ce couteau ! Encore faut-il avoir le regard aiguisé pour l’attraper.

Si l’un dit que ce n’est qu’une façade, l’autre dit que cela ne serait qu’un déguisement.

« J’en ai marre » dit le volatile « Vous vous êtes encore envolés comme des moineaux ! »

C’est une bouche de canon,
C’est un cas non conforme,
Ce confort me va pour de bon,
C’est bon ? C’est énorme !

En passant ici ou ailleurs.


Je reste dubitatif. Ce n’est donc pas ici que mon haut commandement pourra poser la mission de secours. Cette planète a une curieuse notion du temps. Elle compte en année ce que nous faisons en instantané. Mon extraction serait-elle, en unité terrestre, une éternité ?

Peu apprécié des marins lorsque l’animal aux grands oreilles est évoqué à bord, le lapin n’est pourtant pas aussi crétin que ça. Parce qu’il n’aime pas être pris pour un jeune de 3 semaines, le lapin se pose parfois. Le coup du lapin est au coup de frein ce que ses oreilles sont au chapeau du magicien : une surprise !

Si l’un dit pi cat’chou, l’autre dit faire chou blanc !

« J’en ai marre » dit le volatile « ça va faire un an que nous les brise ! »

D’une humeur marine
Avec des envies mutines,
Bercé par les vagues câlines
Je suis port Racine.

Il n’y a pas que la mode qui déchire, les passions aussi.

Il m’aura fallu un certain temps pour le retrouver mais j’ai fini par débusquer un voisin de nébuleuse. Il se prélassait à la vue de tous en vrai star mondiale qu’il est devenu ! Que mon haut commandement comprenne bien que je ne veux pas finir ainsi oublié des miens.

Une fois n’est pas coutume, un an plus tard, faisons table rase !

Quand les magiciens pullulent, la chouette ulule.
Au moyen-âge, la stryge se faisait clouer aux portes pour éloigner le mauvais sort. Voilà qui n’est pas très chouette ! Majestueux rapace au regard des plus perçants la nuit. Et ça c’est chouette pour le mulot qui roupille.

Si l’un dit vivre dans le monde de Sofia, l’autre dit être dans celui des bisounours.

« J’en ai marre » dit le volatile, « Allez, je poursuis ma route. »

Une année à observer la mer et les eaux de là,
Écrire des rimes comme un train de houles,
Scruter les horizons et les nuages bas,
Simplement vivre le temps qui s’écoule.
